Les prévisions météo

mostly_sunny 14
mostly_sunny 16
mostly_sunny 18
mostly_sunny 28
mostly_sunny 24.5
mostly_sunny 26.5
mostly_sunny 30.5
mostly_sunny 19.5
mostly_sunny 19.5
mostly_sunny 18.5
mostly_sunny 33
mostly_sunny 16.5
mostly_sunny 17.5
mostly_sunny 35.5
mostly_sunny 28
mostly_sunny 28
mostly_sunny 25.5

Infos Afrique

actu

Madagascar : Violente répression policière d'une manifestation.

La police malgache a violemment dispersé samedi à Antananarivo une manifestation non autorisée de plusieurs milliers de personnes organisée par la radio privée Free FM et procédé à des arrestations, a constaté une journaliste de l'AFP. Entre 3.000 et 5.000 personnes s'étaient rassemblées à l'appel de Free FM, principale radio d'opposition, dont deux animateurs avaient été placés 24 heures en garde à vue au début du mois et dont l'antenne, menacée de fermeture, a été rappelée à l'ordre par le régime de transition d'Andry Rajoelina. Les manifestations sont quasi journalières à Madagascar "Aujourd'hui, ce n'est que le commencement mais nous ne devons pas aller de force sur les lieux non autorisés", a lancé à la foule Fidèle Razarapiera, l'un des deux animateurs. Malgré cet appel au calme, les manifestants se sont rués vers un lieu de la capitale baptisé "place de la démocratie", dont l'accès était interdit. Les forces de l'ordre ont alors lancé plusieurs grenades lacrymogènes en direction de la foule et tiré en l'air à balles réelles. Plusieurs arrestations ont eu lieu, après que des manifestants ont incendié des biens publics sur la chaussée et érigé des petits barrages. Des cabines téléphoniques ont été cassées. "Je suis là parce que c'est la dictature, parce qu'on n'a plus de liberté d'expression, plus le droit de manifester", a déclaré un manifestant à l'AFP. Alors que la tension sociale est montée ces dernières semaines dans la Grande Ile, avec des grèves notamment des enseignants et de lycéens, c'est la quatrième et la plus importante manifestation en l'espace de trois semaines. Contrairement aux rassemblements précédents, cette manifestation n'était pas organisée par une mouvance d'opposition et elle a pris des allures d'émeute. Après la dispersion, les manifestants ont continué à défier les forces de l'ordre qui ont mis plusieurs heures à ramener le calme. Les partisans de l'ancien président Marc Ravalomanana, habitués des rassemblements étaient absents, et il n'y avait ni banderole ni slogan. Le 11 mai, la Communauté de développement d'Afrique Australe (SADC), qui joue les médiateurs à Madagascar, s'est inquiétée d'une détérioration du climat politique. La SADC a "lancé un appel aux dirigeants et aux participants de ces manifestations ainsi qu'à la société civile à être disciplinés et à s'abstenir de continuer sur la trajectoire actuelle" qui entraîne la "dégradation continue de la situation, déstabilisant le processus de la Feuille de Route". La "Feuille de route" est le document de sortie de crise signé par la quasi-totalité des entités politiques malgaches en septembre 2011. Il prévoit l'instauration d'un climat serein et apaisé, préalable à la tenue d'élections. Samedi, deux représentants de la SADC étaient dans la foule, alors que M. Rajoelina était en déplacement à New York où il s'est entretenu avec le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon vendredi. Free FM critique régulièrement le gouvernement de transition et dénonce certains agissements et pratiques illégales qu'elle impute aux autorités. Elle est dirigée par Lalatiana Rakotondrazafy, animatrice d'une émission devenue très populaire et ancienne proche de M. Rajoelina. Madagascar traverse une grave crise politique depuis fin décembre 2008 et le renversement de l'ancien président Marc Ravalomanana par M. Rajoelina, devenu en mars 2009 président non élu de la Transition.  

actu

La Chine délocalise en... Ethiopie !

Dans le ronronnement continu des machines, une centaine d'ouvriers éthiopiens découpent sans relâche du cuir, enfilent des lacets et collent des semelles, sous la supervision de contremaîtres chinois.Avec cette usine, des entrepreneurs chinois entendent bénéficier du faible coût de la main d'oeuvre africaine et de la matière première, le cuir, pour fabriquer des chaussures qui seront vendues en Europe et aux Etats-Unis. L'usine de Huajian est installée à Dukem, à 30 km au sud d'Addis Abeba, dans une zone industrielle en plein développement, la première construite en Ethiopie par des capitaux chinois. Après s'être concentrée sur la construction d'infrastructures et l'exploitation des matières premières, notamment le pétrole, en Afrique, la Chine commence à y chercher des coûts salariaux avantageux pour son industrie. Quant à l'Ethiopie, elle y gagne une diversification bienvenue pour son économie largement agricole.Un marché gagnant-gagnant, donc, selon Qian Guoqing, vice-directeur de la East Industry Zone: " les deux parties ont un engagement réciproque, elles disent  tu devrais avoir quelque chose, je devrais obtenir quelque chose ". Une fois achevée en 2014, pour un coût de 250 millions de dollars, la zone industrielle, dont la construction a commencé en 2009, doit regrouper plus de 80 usines et créer 20.000 emplois.Pour l'heure, elle compte plusieurs rangées de bâtiments de trois étages abritant six usines à capitaux chinois, dont, outre celle de Huajian, une chaîne de montage automobile et une fabrique de plastique. Huajian, un des plus importants fabricants chinois de chaussures, prévoit d'investir jusqu'à 2 milliards de dollars en Ethiopie pour fabriquer des souliers destinés à l'exportation vers l'Europe et l'Amérique du Nord. Afin d'attirer les investisseurs étrangers dans le cadre d'un "plan de croissance" destiné à faire de leur nation un pays à revenu intermédiaire d'ici 2025, les autorités éthiopiennes offrent quatre ans d'exonérations fiscales, des terrains bons marchés et l'électricité gratuite aux occupants de la zone industrielle.Main d'oeuvre peu chère Mais investir en Ethiopie "n'est pas une stratégie sans risque", prévient Stefan Dercon, économiste spécialisé dans le développement à l'Université britannique d'Oxford.L'Ethiopie va devoir maintenir des taux de croissance élevés afin de rembourser les investissements de départ. "Si cela ne fonctionne pas, les espoirs vont s'évanouir très rapidement, les deux ou trois prochaines années sont donc cruciales pour le processus dans son ensemble", selon lui. "Nous devons avancer rapidement, notre ennemi est la pauvreté", rétorque le ministre d'Etat éthiopien à l'Industrie, Tadesse Haile, "quiconque nous demande de ralentir accepte la pauvreté".Avec un PIB par habitant estimé à 325 dollars par l'ONU, l'Ethiopie figure toujours parmi les plus pays africains les plus pauvres, en dépit d'une croissance parmi les plus dymaniques du continent (+11% au cours de chacune des six dernières années selon la Banque mondiale). Les investissements étrangers "génèrent de la croissance, de l'emploi (...) cela nous permet aussi de fabriquer des produits pouvant être exportés, ce qui amène des devises et des transferts de technologie", soutient M. Tedesse. Mais de nombreux problèmes subsistent: réseaux de télécommunications déplorables, bureaucratie pesante et absence de port dans ce pays enclavé, sans accès à la mer.Paul Lu, directeur des ressources humaines de Huajian, recense, lui, les différences culturelles, la barrière de la langue et le manque de conscience professionnelle d'une bonne partie du personnel local. Mais ces obstacles sont compensés par l'abondance de matière première et de main d'oeuvre, peu chère alors que les salaires augmentent en Chine."Nous sommes venus fabriquer des chaussures et (...) l'Ethiopie produit beaucoup de cuir", poursuit-il devant l'entrée de l'usine où une vingtaine de personnes attendent pour un entretien d'embauche. Dans l'usine, Teju Edek, 22 ans, contrôleur qualité, payé 30 dollars par mois, se plaint que "le salaire est trop bas". Il dit travailler ici surtout pour "développer ses connaissances technologiques" et ajoute que, s'il pourrait gagner plus dans des usines éthiopiennes, il n'y apprendrait pas autant. Pour Tafere Getie, gestionnaire d'une des usines de la zone, le vrai bénéfice de ces investissements se verra à long terme: "J'espère que les Ethiopiens qui travaillent dans les usines étrangères aujourd'hui possèderont leur propre industrie d'ici 20 ans".  

actu

Mali : pseudo accord entre la junte et la CEDEAO.

Pour autant qu'on puisse les croire, les auteurs du coup d'Etat du 22 mars au Mali disent qu'ils  "adhèrent aux décisions" de l'organisation régionale Cédéao prévoyant que le président intérimaire Dioncounda Traoré dirige la transition jusqu'à l'organisation d'élections, selon l'ex-junte militaire et la Cédéao. "Un accord de principe a été trouvé" avec la Cédéao, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest", a déclaré à la télévision publique malienne le chef des putschistes, le capitaine Amadou Haya Sanogo, après avoir rencontré des ministres ouest-africains dépêchés à Bamako pour la médiation. "On continuera (les discussions) dans les heures qui suivent", a-t-il ajouté ( sic ). Bassolé et Sanogo Une source militaire dans l'entourage du capitaine Sanogo a affirmé à l'AFP que l'ex-junte "adhère aux décisions de la Cédéao" concernant la transition au Mali. De ce fait, Dioncounda Traoré, qui a prêté serment le 12 avril comme chef de l'Etat par intérim pour, selon la Constitution, une période de 40 jours (soit jusqu'au 22 mai), "va rester au pouvoir pour diriger la transition" et "les discussions vont se poursuivre concernant les mesures d'accompagnement", a dit cette source militaire sous couvert d'anonymat. Le ministre burkinabè des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, un des trois médiateurs de la Cédéao dépêchés samedi à Bamako, a confirmé cette "adhésion" des putschistes à l'issue de leurs premiers pourparlers. "Le capitaine Sanogo et les membres du CNRDRE (ex-junte) adhèrent aux dispositions que les chefs d'Etat de la Cédéao ont prises pour accompagner le processus de transition. (...) Les discussions se sont bien passées. Nous continuerons à nous consulter, mais d'ores et déjà, je peux vous dire que nous sommes parvenus à une convergence de vues", a affirmé M. Bassolé. "Nous avons un certains nombre (de mesures) d'accompagnement à mettre au point et nous resterons à Bamako le temps nécessaire", a poursuivi le ministre burkinabè. Evidemment on souhaite bonne chance au processus de paix civile mais, pourquoi le cacher, ni la CEDEAO ni les putschistes ne semblent vraiment des partenaires fiables pour rétablir l'Etat de droit. pourvu qu'ils nous surprenent en bien ...  

actu

La supposée " villa " de Sarkozy au Maroc.

On ne prête qu'aux riches dit l'adage... Il n'est donc pas surprenant que, à peine éloigné du pouvoir, Nicolas Sarkozy soit rattrapé par des rumeurs de somptueux cadeaux au Maroc. Les réseaux sociaux s'en sont emparés, quelques sites l'évoquent, mais nul n'en a la preuve, ce qui n'empêche pas la rumeur de se répandre. La seule certitude est que Nicolas Sarkozy et sa petite famille sont partis se reposer au Maroc dès la passation des pouvoirs à François Hollande. Mais aussitôt, a ressurgi une information parue initialement en novembre dans un magazine marocain, jamais démentie ni confirmée, selon laquelle l'ancien président de la République aurait reçu en cadeau, fin 2011, une villa luxueuse de près de 700m2 de la part d'un richissime homme d'affaires des Emirats arabes unis. La villa ferait partie du projet immobilier de luxe Amelkis à Marrakech. La villa en question Pour être précis, l'hebdomadaire marocain Al-Ousboue, repris par d'autres sites marocains, n'avait pas cité le nom de Nicolas Sarkozy, mais avait dit qu'il s'agissait d'un cadeau à un « chef d'Etat européen à l'occasion de la naissance récente de son bébé Â»... L'état civil n'en donne qu'un seul dans ce cas. De ce magazine, cette information imprécise ressurgit ces derniers jours sur un site français, SlateAfrique.com, sous la signature du journaliste marocain Ali Amar (auteur d'une biographie de Mohammed VI interdite au Maroc), avec un point d'interrogation. Puis elle se répand dans les réseaux sociaux, et aboutit enfin dans la presse suisse, qui publie souvent ce que la presse française ne peut pas ou n'ose pas publier. Ainsi, LeMatin.ch de cette fin de semaine. Et pour boucler la boucle, l'information revient au Maroc, sur le site i-biladi.com, qui reprend ... l'article suisse ! Cela ne signifie évidemment pas que ce soit vrai. Mais, s'agissant d'un cadeau censé avoir été offert alors que Nicolas Sarkozy était toujours président de la République, l'information appellerait clarification : le meilleur moyen de tuer une rumeur n'est-il pas de jouer la carte de la transparence ? Les présidences sont régulièrement polluées par des histoires de cadeaux ou de logements abusifs : de Valéry Giscard d'Estaing et ses diamants de Bokassa, à François Mitterrand et le logement de sa « deuxième famille Â» aux frais de l'Etat, ou à Jacques Chirac et à l'appartement « prêté Â» par la famille Hariri à son départ de l'Elysée et dans lequel il vit toujours. Il y a les cadeaux dont on fait des musées pour amuser les enfants et les touristes, celui de Mitterrand à Château-Chinon (Nièvre), celui de Chirac à Sarran (Corrèze). Et il y a les cadeaux plus encombrants. Au moment où les membres du gouvernement signent une Charte déontologique, il est ô combien malsain que des rumeurs circulent sur un cadeau démesuré fait au chef de l'Etat d'alors. Dans quelles conditions, pour quelles raisons, pour quel retour ? Il ne s'agit pas ici de gâcher les vacances marocaines de Nicolas Sarkozy, mais de ne pas laisser se diffuser le poison de la rumeur que la presse n'ose pas toucher pour ne pas se salir les mains, mais qui fait néanmoins son oeuvre.  

pub